jeudi 23 février 2012

Messa in corsu


Dans le souci du maintien du tissu social et humain dans notre quartier et de préservation du lieu de culte qu'est notre église Saint-Charles, la confrérie y célèbre une messe chaque dernier vendredi du mois, suivie de sa réunion statutaire.

Cette messe mensuelle est dite entièrement en corse, par le prêtre et les confrères. Nous remercions chaleureusement notre père Olive, curé de la paroisse, pour les efforts et l'énergie qu'il déploie pour faire vivre notre démarche. Sans lui, rien ne serait possible. 

Les confrères réalisent ainsi un travail collectif et régulier de lecture, de réflexion et de traduction sur des textes liturgiques, ainsi que de réappropriation individuelle et collective de cette langue dans le domaine du rite sacré. Voici le résultat de ce travail jusqu'à aujourd'hui. Les documents y sont ajoutés au fur et à mesure.

Sempre impenserita da u mantenimentu di a vita è di a lea umana in u nostru quartieru, è vulendu chì a nostra chjesa San Carlu sia sempre locu sacru, a Cunfraterna ci celebreghja una messa ogni ùltimu vènneri di u mese.

Sta messa hè detta tutta in corsu, da i preti è i cunfratelli. Ringraziemu assai u nostru prete Ulivu chì cusì tantu mette fede è ardore in a nostra dimarchja. Senza ellu, ùn ci serebbe nunda.

Cusì i cunfratelli facenu un travagliu di lettura, riflessione è traduzzione di testi litùrgichi, è a si provanu à ammaestrà di più a lingua corsa ind'è l'ambiu di u ritu chjesale. Eccu quì sottu u travagliu digià fattu. I ducumenti ci ghjunghjeranu filu filu :



Ritu di a messa di a seconda dumenica di Quaresima 24-02-2013
Messa di a seconda dumenica di Quaresima
24 di ferraghju di u 2013



Ritu di a messa di Santa Devota 27-01-2013
Messa di Santa Devota
27 di ghjennaghju di u 2013



Ritu di a messa di Natale di u nostru Signore 24-12-2012
Messa di Natale di u nostru Signore
24 di dicembre di u 2012



Ritu di a messa di u nostru Signore Ghjesucristu Rè di l'universu 25-11-2012
Messa di u nostru Signore Ghjesucristu Rè di l'universu
25 di nuvembre di u 2012



Ritu di a messa di San Carlu Borromeo 04-11-2012
Messa di San Carlu Borromeo
4 di nuvembre di u 2012



Ritu di a messa di San Còsimu è Damianu 27-09-2012
Messa di San Còsimu è Damianu
27 di settembre di u 2012



Ritu di a messa di a Natività di a Vèrgine Maria 08-09-2012
Messa di a Natività di a Vèrgine Maria
8 di settembre di u 2012



Ritu di a messa di Santu Gnaziu di Loyola 31-07-2012
Messa di Santu Gnaziu di Loyola
31 di lugliu di u 2012



Ritu di a messa di Sant'Anna 26-07-2012
Messa di Sant'Anna
26 di lugliu di u 2012



Ritu di a messa di San Petru è Paulu 29-06-2012
Messa di San Petru è Paulu
29 di ghjugnu di u 2012



Ritu di a messa di Dumènica in Penticosti 27-05-2012
Messa di Dumènica in Penticosti
27 di maghju di u 2012



Ritu di a messa di Santa Zita 27-04-2012
Messa di Santa Zita
27 d'aprile di u 2012



Ritu di a messa di u Mèrcuri di e Cènnere 22-02-12
Messa di u Mèrcuri di e Cènnere
22 di ferraghju di u 2012



Ritu di a messa di Santa Devota 27-01-12
Messa di Santa Devota
27 di ghjennaghju di u 2012



Ritu di a messa di Santa Catalina d'Alessàndria 25-11-11
Messa di Santa Catalina d'Alessàndria
25 di nuvembre di u 2011



Ritu di a Messa di l'Ottu settembre - 08-09-2011
Messa di a Natività di a Vèrgine
8 di settembre di u 2011

lundi 23 janvier 2012

Mette a Pace


Nos amis et confrères di u Santissimu Crucifissu di a Serra ont souhaité apporter leur contribution à notre réflexion interconfraternelle au sujet de la violence. Voici donc leur texte en intégralité.

Retrouvez également toutes les informations à propos de cette démarche novatrice sur le blog  metteapace.blogspot.com.

Culture de la non-violence ou culture de la paix ?

Le principe de la non-violence est acquis pour l’'espoir qu'’il peut susciter en Corse et ailleurs, il n'’en reste pas moins que la véritable question est posée « en creux » car ce qui importe c'’est en fait la Paix.
Or, le choix lexical de « non-violence » ne rend pas les choses suffisamment explicites au premier abord. Pire encore, il renvoie à un non-comportement-violent logiquement construit en réaction à son contraire. Le choix des mots est important. Il est le miroir de nos dimensions intérieures et établit une réalité psychologique dont on ne peut parfois se défaire.
Pour les confrères de la Serra, il convient de préciser que la Paix n'’est pas un acte construit en réaction. C’est la manifestation tranquille, constante et durable du fait d’Amour (au sens de Carità = tene caru). Pour qui fait corps mystique avec le Christ, le cheminement vers la sainteté est éclairé à la lueur du message évangélique. L'’homme nouveau qui revêt l’'abitu prend ainsi l’'engagement de rajouter du bien au bien sans évoquer le mal dont il est pourtant conscient de l'’existence. Ce n’est pas un acte délibéré d'ignorance, ni même une ignorance feinte, mais une tension (au sens de tendre) inaltérable vers le Bien parce qu'’intrinsèquement confiante en Dieu. Ainsi la paix n'’est pas stricto sensu le contraire de la violence. Elle est la manifestation de l’'Amour de Dieu pour l’'Humanité et Dieu ne s’'est jamais construit en fonction du démon.
La langue corse, dernier vestige d'’une civilisation villageoise élaborée, pose en principe l’'acte de Paix. N’a-t-on jamais entendu dire : « Induve vo passate ci vole à mette a Pace » ? Pour notre part, nous n’'avons jamais perçu autre chose et le terme viulenza (donc celui de no-viulenza) était inusité. I zitelli ùn so mai stati viulenti. Anu minatu o si sò minati, une femme n'’a jamais été violentée, hè stata ingannata, offesa, etc … On ne peut pas croire à une indigence dans le lexique ou la sémantique mais au reflet parlé d'une forme de spiritualité particulière qui se refuse au subalterne pour se consacrer uniquement à l'’essentiel.


« Mette a Pace » : la subversivité salvatrice

Le verbe « mette » dans « mette a Pace » doit d'’abord s’'entendre au sens de poser un acte de civilité chrétienne. On est donc dans le cadre de l’'implication du chrétien dans ce qui relève de l’'organisation sociétale. Cette implication est d'’abord manifestée par la confrérie elle-même. S'’il s’agit d’'un groupe organisé au sein de l’'Ecclesia, c’est aussi une forme de sociabilité conditionnée depuis toujours par le souci d’'égalité en dignité de tous les hommes.
L'’organisation structurelle de cet espace de vie est centrée sur la personne du Christ physiquement présente au tabernacle. Cette centralité du Christ est d'’autant plus libératrice qu'’elle appelle un fonctionnement démocratique dont ce sont certainement inspiré les Corses des Lumières. Dans l’'espace villageois, cette implication des confréries est marquée par la présence de nos oratoires (e casazze). Du fait de l’'acculturation générale, bons nombres de Corses pensent aujourd’hui qu'’il s’agit de la « deuxième église du village ».
Tout au long des siècles (particulièrement dans les zones rurales) l’'action des confréries a consolidé sinon créé les conditions du lien social. Il n'’est pas inutile ici d’'évoquer le terme « paisanu » aujourd'’hui incompris dans ce qu'’il exprime réellement. Les dictionnaires nous en donnent une traduction simple qui est « villageois » au sens de celui qui habite le village. Or nous savons qu'’il exprime en réalité une sorte de parenté sociale qui renvoie au sentiment d'’appartenance à une même communauté. C’'est ce sentiment du commun qui met la vie en partage.

Mais la Corse actuelle est brutalement passée d’une société archaïque (au sens anthropologique du terme : qui unit l'’homme à la terre) à une organisation de type moderne où l’'habitat dispersé (lotissement …) rend compte de la façon dont se construit désormais le rapport aux autres. Dans cette logique, tout groupe constitué porteur du sens du commun est intrinsèquement subversif.
Pour ne pas nous conformer au siècle, c’'est précisément de cette subversivité dont nous devons nous réclamer. La promotion du sens du commun induit inévitablement que l’on se penche sur la question du lien social. Par ricochet elle nous donnera des « prochains », littéralement des personnes qui nous seront proches et avec lesquelles nous aurons la vie en partage. La distance que l'’on met entre nous est notre principale ennemie. Elle ne permet pas l’'écoute, elle ne permet pas d’'aimer.


La vérité que l'’on se doit

« La même charité qui unissait les Frères entre eux et avec Dieu, les poussait vers la cité des hommes, souvent déchirée– à cette époque là par des luttes fratricides. Les Servites de Marie devenaient ainsi des artisans de paix et les serviteurs des malheureux. » Les Saints du calendrier romain. Enzo Lodi.

Ce passage du calendrier des Saints, concernant nos modèles Servites, est très explicite. C’est la même charité –c'est-à-dire le même Amour –qui pousse à agir partout et à tout instant. Avant de se retirer sur le Monte Senario et devenir les premiers membres de l’'Ordre, les sept saints fondateurs étaient confrères à Florence. C’est cet engagement premier qui a conditionné leur radicalité et les a conduit – malgré leur retrait du Monde jusqu'’à œœuvrer dans « la cité des hommes ».
Les Saintes Écritures nous invitent à ne pas nous conformer au monde mais à nous renouveler par l’'esprit.

« Ne vous modelez pas sur ce monde ; mais transformez-vous dans un renouveau spirituel … »
Saint Paul.

Ainsi et comme pour les Servites, la force de notre action sur le siècle ne passera que par notre propre transformation. Si notre ambition est d'œuvrer pour la Paix nous devons d'’abord nous assurer de ce qui nous unit « entre (nous) et avec Dieu ». C'’est un travail préalable d'’introspection et de vérité que l’'on se doit.


La Paix vecteur du salut

Certains de ce que nous sommes, c'’est avec efficacité que nous pourrons alors agir au profit de la Paix.
Mais jetons un coup d'oeil sémantique pour comprendre toute la dimension du terme lui-même. Bien sûr, la paix s’'entend d’abord par ce qui n'’est pas belliqueux mais il serait bien dommageable pour le confrère de ne retenir que cet aspect limité des choses.
La seconde acception qui est la plus usitée notamment en ce début d’'année est aussi très paradoxalement la moins bien connue. Il y a un effort de conscientisation qui nous est nécessaire pour comprendre que Pace dans « Pace è Salute » est l’'expression des conditions préalablement nécessaires au Salut. La paix est incluse dans une stratégie spirituelle dans l’'objectif de la santé de l'’âme et non pas du corps comme communément compris aujourd’hui, « Salute » devant donc se traduire par « salut » et non pas par « santé ». Ceci est rendu plus évident lorsqu’'à la lecture de certains manuscrits anciens on trouve en en-tête « Anno della Salute 17.. ».
Aussi la paix n'’est pas que la paix des armes, c'’est aussi la paix intérieure qui se construit à la lumière du Christ et à laquelle chacun des croyants aspire. Sans le savoir, nous nous la souhaitons les uns les autres depuis déjà quelques jours. Ce « glissement sémantique » est pour nous le signe évident de la perte de nos repères chrétiens. C'’est l’expression même de toute notre méconnaissance. Avant toute action et pour reprendre ce qui est évoqué plus haut, il conviendrait donc de se recentrer sur le Christ pour se recentrer sur nous. La Paix dont nous devons d'’abord nous entretenir c’est la Paix mystique qui trouve sa racine en Dieu. 


Le socle spirituel

C’est ce socle spirituel qui induit la réalité confraternelle. Il faut poursuivre notre action en réinvestissant toujours plus les lieux, les temps et les gestes qui lui sont naturellement consacrés.
Reconsidérer notre liturgie propre, la faire vivre ostensiblement dans nos villes et nos villages comme la manifestation de notre foi.
Reconquérir les réflexes comportementaux qui faisaient autrefois du confrère le « Paceru paisanu »; ainsi permettre à chacun de mettre à profit sa paix intérieure, sa foi, pour le salut du plus grand nombre en agissant dans le cadre des rapports sociaux.

Cunfraterna di a Serra -– 10 janvier 2012.

lundi 2 janvier 2012

Bon principiu è meglior'fine ...

V' augureghja à u nome di a cunfraterna, à voi è a tutte e vostre famiglie,

un bon dì, un bon annu è un bon capu d'annu, a Pace è a Salute per tuttu l'annu 2012.

Meilleurs voeux et Bonne Année 2012.

U Massaru.

mercredi 21 décembre 2011

Office de Noël.


Depuis plusieurs années, nous célébrons avec bonheur l'Office de Noël dans une cérémonie entièrement célébrée en corse.

Voici le document, fruit du travail de la confrérie, correspondant à cette cérémonie :


Uffiziu per a notte di Natale 12-12-2011
Uffiziu di Natale
21 di dicembre di u 2011

jeudi 24 novembre 2011

Nascita d'Anton'Francescu Gualtieri,


antone francescu2

Hè ghjornu santu ! Hè natu luni u 21 di nuvembre di u 2011, ghjornu di a Prisentazione di Maria, Antone Francescu figliolu di Pierre Antoine cunfratellu di San Roccu è figliulinu di Pierrette è di u dettu Tony u nostru cunfratellu ricunnisciutu per a so voce, a so presenza, è a so amicizia.








Tony ghjè un esempiu per i cunfratelli dipoi u principiu di a rinascita di sta cumpagnia, speremu ch'ellu hà dà cuntinuà. Longu andà à Antone Francescu cù a voglia di vedelu in a nostra chjesa di San Carlu. Quantunque ! Pregu per ch'ell'ùn s'assumigliessi micca troppu à u so caccaru ...!

antone francescu1

Alleluia !
Alleluia !
Alleluia !

Benvenutu in mondu nostru, Antone Francescu. Cumplimenti à a mamma, à Pierre-Antoine è à Pierette dinù.

A cunfraterna San Carlu Borromeo, u Massaru.

jeudi 3 novembre 2011

Festa di San Carlu


Festighjeremu venneri u 4 di nuvembre à sera San Carlu cù e vespere chè no feremu à partesi d'ott'ore in chjesa.

U lindumane sabatu u 5 di nuvembre cì ritruveremu à meziornu per manghjà, feremu u scambiu di l'uffizii à 4 ore, seguiterà a messa è a prucessione in carrughju.

Incù l'Associu Carrughju Dirittu metteremu in piazza a statua di a Madonna, chì era stata rotta qualchì tempu prima. Ci serà una ripastu davanti à a chjesa per compie sta ghjurnata di festa.

Venite per sparte cù noi sta festa di San Carlu Borromeo, u 4 è u 5 nuvembre in chjesa San Carlu, carrughju dirittu, Bastia.